À Saint-Louis, l’histoire des « Femmes braves d’Hydrobase » porte bien son nom. Celle d’un groupe de jeunes femmes qui, face à un premier échec, ont choisi de ne pas abandonner leur rêve d’entreprendre.
Avec l’appui du Projet de Formation professionnelle et d’Insertion (PFPI) mis en œuvre par EDC-Sénégal avec l’appui technique et financier de la Fondation Mastercard, ces jeunes femmes ont bénéficié d’un financement destiné à lancer une activité génératrice de revenus dans le domaine de la pisciculture. Leur première initiative devait leur permettre de franchir un nouveau cap vers l’autonomisation économique.
Avec le financement reçu, elles ont acquis 500 alevins. Mais cette première expérience ne s’est pas déroulée comme prévu. Faute d’expérience et de connaissances techniques suffisantes, les alevins ont malheureusement été entièrement perdus.
Pour beaucoup, une telle situation aurait pu signifier la fin de l’aventure. Pour les « Femmes braves d’Hydrobase », elle a été le début d’une nouvelle étape.
Elles ont décidé de recommencer.
Conscient que l’échec faisait partie du processus d’apprentissage et que l’accompagnement ne devait pas s’arrêter au premier obstacle, le PFPI a renforcé son appui à travers un coaching de proximité assuré par ses agents de terrain et un volontaire. L’objectif : comprendre les causes de la première perte, renforcer les compétences des bénéficiaires et leur donner les moyens de mieux maîtriser leur activité.
Les jeunes femmes ont ainsi bénéficié d’une formation pratique en pisciculture, leur permettant d’acquérir les connaissances nécessaires à la gestion et au suivi des poissons, mais aussi de mieux anticiper les difficultés susceptibles de compromettre leur production.
Mais cette fois, elles ne voulaient pas seulement être accompagnées. Elles voulaient aussi prendre leurs responsabilités et investir dans leur propre réussite.
Elles ont alors décidé de cotiser entre elles afin de réunir les ressources nécessaires à l’acquisition d’une deuxième bande de 500 alevins.
Aujourd’hui, ces nouveaux alevins se développent normalement.
Cette deuxième tentative représente bien plus qu’une nouvelle production. Elle symbolise la résilience, la solidarité et la détermination de ces jeunes femmes qui ont su transformer une expérience difficile en opportunité d’apprentissage.
L’histoire des « Femmes braves d’Hydrobase » illustre également la philosophie du PFPI : accompagner les jeunes dans la durée, être présent dans les moments difficiles et leur permettre de tirer des leçons de leurs expériences pour mieux avancer.
Car parfois, l’impact d’un accompagnement ne se mesure pas seulement à la réussite d’une première activité. Il se mesure aussi à la capacité des bénéficiaires à se relever après un échec, à apprendre, à recommencer et à croire encore en leur potentiel.
À Hydrobase, 500 nouveaux alevins grandissent aujourd’hui. Et avec eux grandit aussi l’espoir de ces jeunes femmes de construire une activité durable et de gagner progressivement leur autonomie économique.
Elles avaient perdu 500 alevins. Elles n’ont pas perdu leur courage.